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Xing-Ce du Temple Puren (1626-1682) vécut de la fin de la dynastie Ming (1368-1644) jusqu'au début de la dynastie Qing (1644-1912). Son nom de famille était Jiang, et il était de Yixing, province de Jiangsu. Son père fut un bon ami du Maître Chan Deqing (1546-1623). Trois ans après l'extinction de Deqing, le père de Xing-Ce rêva que Deqing rentrait dans sa chambre à coucher. Peu de temps après, Xing-Ce naquit. Ce fut en l'an 1626, la sixième année des années Tianqi de l'empereur Xiong de la dynastie Ming.

À l'âge de vingt-trois ans, après la mort de ses parents, Xing-Ce devint moine sous la direction du Maître du Dharma Weng du Temple Li-An, à Hangzhou, province du Zhejiang. Il y resta pendant cinq ans, s'entraînant avec diligence à la méditation, et il ne dormait jamais couché. Un jour, il réalisa soudainement la vraie réalité des dharmas.

En 1651, la huitième année du règne de l'empereur Shunzhi de la dynastie Qing, après l'extinction de Weng, Xing-Ce alla demeurer au Temple Bao-en. Là-bas, convaincu par le Maître du Dharma En, il commença à s'entraîner pour la renaissance dans la Terre Pure. Ensuite, il rencontra le Maître du Dharma Qiaoshi, qui l'introduisit à la doctrine de l'école Tiantai, et ensemble pratiquèrent le Samadhi de la Fleur du Dharma. Sa sagesse dévoilée, Xing-Ce vint à une compréhension approfondie de l'essence de la doctrine Tiantai.

En 1663, la deuxième année du règne de l'empereur Kangxi, Xing-Ce débuta une retraite de méditation, restant seul dans une cabane sur un îlot dans un cours d'eau dans Xixi, l'actuel Parc Wetland Xixi, à Hangzhou. Il s'entraîna à la Porte du Dharma de la Terre Pure pendant sept ans, et atteignit le Samadhi de la Pensée-Aux-Bouddhas.

En 1670, il s'installa au Temple Puren dans le compté de Changshu, la province du Jiangsu. Il y fonda une Société Lotus pour promouvoir la Porte du Dharma de la Terre Pure. Durant son séjour de treize ans, il mena souvent un groupe de pratique de sept jours de récitation du nom du Bouddha Amitabha. À ce jour, cette retraite de méditation de groupe appelée Sept Bouddha est encore parfois programmée dans les temples chinois.

Le neuvième jour du septième mois de l'an 1682, la vingt et unième année du règne de l'empereur Kangsi, Xing-Ce décéda pour une renaissance dans la Terre Pure, à l'âge de cinquante-sept ans.

À peu près au même moment, une personne du nom de Sun Han mourut, puis revint à la vie. Il rapporta son expérience après la mort : "J'ai été emmené par des agents de la mort au palais du roi Yama. Tout à coup, l'obscurité fut brisée par une lumière vive, et j'ai vu des fleurs partout dans le ciel. Le roi Yama se prosterna sur le sol, en hommage à un grand maître qui rentrait à sa demeure à l'ouest. J'ai demandé le nom du grand maître. Le roi Yama m'a répondu : "Xing-Ce". A cause de son éclat qui brillait sur ​​moi, j'ai été renvoyé dans ce monde. "

Les gens croient que Xing-Ce a été la seconde venue de Deqing. Comme Deqing, Xing-Ce réalisa en premier son véritable esprit à travers la contemplation Chan, puis s'est entraîné pour la renaissance dans la Terre Pure. En outre, comme Deqing, il a promu la Porte du Dharma de la récitation du nom du Bouddha Amitabha.

Xing-Ce enseigne que, lors d'une retraite Sept Bouddha, il faut réciter d'un esprit unifié le nom du Bouddha Amitabha. Il faut le dire de façon constante, ni trop rapide ni trop lente. Ce grand nom devrait continuer comme notre souffle, ni dans le désordre ni de façon interrompue. Au cours de toutes les activités, telles que s'habiller, manger, marcher, s'asseoir, se coucher, ou encore se tenir debout, il faut être conscient que Son nom est présent dans notre esprit. C'est la façon de s'entraîner pour la manifestation de l'esprit un. Ensuite, on a une bonne chance de renaître dans la Terre Pure. Si l'on peut de plus réaliser la pensée unique de ce Bouddha dans la réalité vraie, alors on comprendra la parfaite unité du principe et des manifestations.

Extraite de ses conseils au sujet de la Terre Pure est son exhortation pour tous à susciter la foi juste, comme énoncée ci-dessous :


Premièrement, il faut croire que les esprits, les Bouddhas et les êtres sensibles ne sont pas trois choses différentes. Bien que l'un soit un Bouddha en devenir et que le Bouddha Amitabha soit un Bouddha pleinement réalisé, ils sont identiques dans la nature bodhi. Bien que l'on soit captivé [par les objets des sens] et l'illusion, notre nature bodhi n'est jamais perdue. Bien que l'on ait transmigré pendant des kalpas, notre nature bodhi ne change jamais. Par conséquent, en focalisant sur soi-même la lumière de la pensée une [au Bouddha Amitabha], on peut voir ce que l'on a déjà.

Deuxièmement, il faut croire que l'on est un Bouddha seulement de principe et de nom tandis qu'Amitabha est un Bouddha dans la réalisation. Bien que dans les deux cas, il n'y ait pas de différence par la nature bodhi, leurs états sont aussi différents que sont l'abîme et le ciel. Si l'on ne pense pas intensément à ce Bouddha, en souhaitant renaître dans Sa terre, on continuera à dériver en conformité avec notre propre karma, subissant des souffrances incommensurables. Lorsque le corps dharmique transmigre à travers les cinq domaines d'existence, il n'est pas appelé un Bouddha, mais un être sensible.

Troisièmement, il faut croire que même si l'on est chargé avec un karma grave et des obstacles sévères, on est un être sensible dans l'esprit du Bouddha Amitabha. Bien qu'Amitabha, orné de vertus innombrables, se trouve à 100.000 kotis de terres au loin, Il est un Bouddha dans notre esprit. Parce que les esprits sont identiques par nature, les esprits réagissent naturellement entre eux. Comme l'aimant qui attire le fer, Il peut ressentir notre douleur et répondre avec Sa compassion. Si les esprits des êtres vivants se souviennent et pensent aux Bouddhas, dans le présent ou dans une vie future, ils verront certainement des Bouddhas et ne seront jamais loin des Bouddhas.


Ceux qui ont ces trois croyances justes devraient toujours transférer aux autres leurs mérites, même légers, pour que tous puissent renaître dans la Terre Pure et orner la Terre Pure. D'autant plus devrait-on transférer nos mérites des bons karmas, comme la lecture des Sutras du Mahayana, l'observance des préceptes de pureté, la libération des animaux condamnés, la pratique de l'aumône, qui servent de provisions pour notre renaissance dans la Terre Pure. . . .



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Le Dixième Patriarche Terre Pure : Xing-Ce (Jie-Liu) [Fouet pour la Pratique]